03 février 2007

Encore un peu de Prevert?

Je viens de faire un saut, un grand, dans mon enfance!
J'y ai (re)trouvé grâce à vous une perle : en sortant de l'école...


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En sortant de l'école
nous avons rencontré
un grand chemin de fer
qui nous a emmenés
tout autour de la terre
dans un wagon doré.
Tout autour de la terre
nous avons rencontré
la mer qui se promenait
avec tous ses coquillages
ses îles parfumées
et puis ses beaux naufrages
et ses saumons fumés.
Au-dessus de la mer
nous avons rencontré
la lune et les étoiles
sur un bateau à voiles
partant pour le Japon
et les trois mousquetaires des cinq doigts de la main
tournant la manivelle d'un petit sous-marin
plongeant au fond des mers
pour chercher des oursins.
Revenant sur la terre
nous avons rencontré
sur la voie de chemin de fer
une maison qui fuyait
fuyait tout autour de la terre
fuyait tout autour de la mer
fuyait devant l'hiver
qui voulait l'attraper.
Mais nous sur notre chemin de fer
on s'est mis à rouler
rouler derrière l'hiver
et on l'a écrasé
et la maison s'est arrêtée
et le printemps nous a salués.
C'était lui le garde-barrière
et il nous a bien remerciés
et toutes les fleurs de toute la terre
soudain se sont mises à pousser
pousser à tort et à travers
sur la voie de chemin de fer
qui ne voulait plus avancer
de peur de les abîmer.
Alors on est revenu à pied
à pied tout autour de la terre
à pied tout autour de la mer
tout autour du soleil
de la lune et des étoiles
A pied à cheval en voiture et en bateau à voiles.

Jacques Prevert


01 février 2007

Un peu de Prévert

Juste pour me mettre au diapason de la très controversée action pour le répit de la planète. C'est dans la partie 2 que ça résonne vraiment. J'ai trouvé l'idée dans un commentaire chez caco:

I
Soyez polis
Couronné d'étincelles
Un marchand de pierre à briquet
Elève la voix le soir
Dans les couloirs de la station Javel
Et ses grands écart de langage
Déplaisent à la plupart des gens
Mais la brûlure de son regard
Les rappelle à de bons sentiments
Soyez polis
Crie l'homme
Soyez polis avec les aliments
Soyez polis
Avec les éléments avec les éléphants
Soyez polis avec les femmes
Et avec les enfants
Soyez polis
Avec les gars du bâtiment
Soyez polis
Avec le monde vivant.
II
Il faut aussi être très poli avec la terre
Il faut les remercier le matin en se réveillant
Il faut les remercier pour la chaleur
Pour les arbres
Pour les fruits
Pour tout ce qui est bon à manger
Pour tout ce qui est beau à regarder
A toucher
Il faut les remercier
Il ne faut pas les embêter...
Les critiquer
Ils savent ce qu'ils ont à faire
Le soleil et la terre
Alors il faut les laisser faire
Ou bien ils sont capables de se fâcher
Et puis après
On est changé
En courge
En melon d'eau
Ou en pierre à briquet
Et on est bien avancé...
Le soleil est amoureux de la terre
Ça les regarde
C'est leur affaire
Et quand il y a des éclipses
Il n'est pas prudent ni discret de les regarder
Au travers de sales petits morceaux de verre fumé
Ils se disputent
C'est des histoires personnelles
Mieux vaut ne pas s'en mêler
Parce que
Si on s'en mêle on risque d'être changé
En pomme de terre gelée
Ou en fer à friser
Le Soleil aime la terre
La terre aime le soleil
Et elle tourne
Pour se faire admirer
Et le soleil la trouve belle
Et il brille sur elle
Et quand il est fatigué
Il va se coucher
Et la lune se lève
La lune c'est l'ancienne amoureuse du soleil
Mais elle aété jalouse
Et elle a été punie
Elle est devenue toute froide
Et elle sort seulement la nuit
Il faut ausi être très poli avec la lune
Ou sans ça elle peut vous rendre un peu fou
Et elle peut aussi
Si elle veut
Vous changer en bonhomme de neige
En réverbère
Ou en bougie
En somme pour résumer
Deux points ouvrez les guillemets :
" Il faut que tout le monde soit poli avec le monde ou alors
il y a des guerres ... des épidémies des tremblements
de terre des paquets de mer des coups de fusil ...
Et de grosses méchantes fourmis rouges qui viennent vous
dévorer les pieds pendant qu'on dort la nuit. "
Jacques Prévert, Histoires.

Aikido

Mardi et jeudi sont les soirs de mon homme et donc des soirs sans lui. Le titre de ce message dévoile son activité ces soirs, là, pas de mystère.
J'aime l'équilibre que cette pratique lui donne. Pratique est un mot bien commode qui m'évite l'écueil de "sport", car si on s'y dépense, ce n'est pas un sport, de loisir, puisque ça va au delà du simple loisir, il y a un engagement presque philosophique derrière, une recherche; J'évite aussi l'art, induit par art martiaux, s'il y a de l'art, c'est presque, pour moi, un effet de bord, ce qui est recherché à mon sens de profane, c'est un équilibre avec l'autre, une harmonie.
Équilibre donc chez le jardinier aussi qui y cultive un chemin de vie et y laisse tensions et mauvais stress, indispensable pour le jeune papa qu'il est...


Kokyu Nage


Pour les curieux, mon homme est derrière l'objectif et la retouche, pas sur la photo.

Bonne conscience ou bonne idée?

5 mn pour la planète, pourquoi pas, sans démagogie, je trouve l'idée symbolique, sans doute pas pour le peu de répit que ça pourra donner à la planète, pour le dialogue, avec mes filles, le symbole, ancrer un peu le respect avec du joli, du rite, le rite crée du sens. Donc ce soir bougies et parole chez les petits pois.

29 janvier 2007

Distance

En partant de ma ville natale en juillet dernier, je savais que deux choses seraient particulièrement difficiles : recréer un réseau de connaissance, à défaut de ces amies qui me suivent depuis des années et sont irremplaçables, et manquer tous les moment importants de la vie de toutes ces personnes qui me sont chères. Les deux heures de route qui me séparent de ceux que je considère comme les miens, sans compter ceux qui sont expatriés à des milliers de kilomètres, sont peu de chose au regard du lien qui reste tissé entre nous, pourtant, il me manque parfois cruellement ce temps ou un ticket de tram et quelques arrêts me permettaient de débarquer chez mes ami(e)s sur un coup de tête...

28 janvier 2007

S'il nous manque l'amour...

Je ne suis pas profondément croyante, élevée dans la religion catholique, j'y ai trouvé des réponses à certaines de mes questions, des pistes sur des bouts de chemin à parcourir. Je me souviens d'une discussion (de plusieurs à vrai dire) ou la conclusion que j'avais trouvé était que j'avais croyais en Dieu et plus encore en l'homme, ce qui paradoxoalement me parrait souvent bien plus difficile, et si vous arrivez à dérouler la même pelote que moi reviens au même (croire en dieu et en l'homme).
J'ai suivi les obsèques de l'abbé Pierre à la télé et j'ai été profondément marqué par quelque chose qu'il a dit sur l'amour de dieu et la souffrance humaine. Entendre qu'un homme comme lui trouve inconcevable l'existance d'un dieu d'amour dans un monde ou les hommes souffrent autant, entendre que lui avec sa foi si profonde y trouve une incohérance de taille, me permet non pas de perdre ma foi ou de la renforcer, mais de trouver un écho à mes propres questionnements.


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J'ai aimé entendre cet homme jusqu'au bout lucide sur ses semblables rappeler que le seul hommage qui vaille est de continuer son combat, et qu'il voudrait que sa tombe soit fleurie du nom de personnes aidées, logées...
Juste pour finir, je pense que l'ouverture, le respect de la dignité humaine pour lesquels il s'est toujours battu passent par la reconnaissance de ses propres préjugés et leur dépassement. Pour rendre l'espoir à quelqu'un et par là lui permettre de recommencer à vivre, encore faut il qu'il trouve dans notre regard la reconnaissance et le respect et non seulement le sentiment de s'offrir une bonne conscience ou la pitié.
D'ou mon titre, même dans nos bonnes actions, s'il nous manque l'amour, ce que nous accomplissons est vain.

23 janvier 2007

Jolie surprise

Préparée par une amie de longue date. Les rondeurs de l'attente m'émeuvent toujours autant, visiblement j'ai transmis ça à mon Grand pois.
Je sais que bien des femmes vivent la grossesse comme une période difficile, pleine de douleurs, de lourdeur et de contraintes, pour ma part, même si mes grossesse ont été fatigantes, je les ai vécu pleinement comme une merveilleuse parenthèse dans ma vie de femme.
Voir cette amie ronde et douce fut la jolie cerise de ces fêtes de fin d'année. Puisse cette fin de grossesse lui être légère et tendre, puissent les fées de la maternité se pencher sur elle, puisse son amour lui tenir la main sur ce chemin là comme il le fait depuis ces dernières années.



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Combien de peaux dans mon armoire?

Mon choix de maman à plein temps est loin d'être évident tous les jours, le regard des autres sur l'universitaire que je suis, préposée au mouchage de nez, au racommodage de genous et à la collecte de mots d'enfants, se fait plus souvent critique que compréhensif. Surtout que ça dure et que pour le moment le chemin de retour vers un quelconque travail est loin d'être une évidence.

Girly house

Visceralement, je sens ma place ici, prés des mes filles et je ne me vois absolument pas leur imposer l'école à plein temps, encore moins la cantine.
Loin d'être évident disais-je et pas évident pour l'image de soi comme nous le raconte "la boite à malice" http://judric.free.fr/jblog/?p=35#comments (ben non, hein, je sais mettre les photos pas les liens, ça viendra, comme tout...).
Comme j'aime dans ces quelques mots sentir toute la complexité du canevas sur lequel elle, moi et bien des femmes brodent tout à la fois leur quotidien de femme, de mère, d'épouse et combien encore de ces rôles qu'elle endossent en une seule vie.

Bruissement d'elles

On veut tellement que nos touts petits s'envollent , vite, si vite qu'ils partent à trois mois à la crèche, à deux ans à l'école, à quatre en colo.... Et on se retrouve à regarder le temps qui a passé si vite quand on était occupés à oublier d'écouter pousser les fleurs, de regarder courir les fourmis et de prendre le temps de decrocher l'écorce des platanes.


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Sans oublier que pour les porter, nos si petits, encore faut-il qu'elles se soient défroissé, qu'elles ait pris le temps d'apprendre à les porter, d'abord à un battement de coeur, puis à une rue, et un jour vers leur vies, ces jolies ailes.
Que j'aime à suspendre quelques années le cours des jours pour voir grandir mes filles.
Et cet homme qui m'accompagne et rend ce choix possible et permet à mes fille de s'attarder à regarder chaque caillou du chemin de leur enfance.

Marraine ou fée?

J'aime la manière que ces deux là ont choisi pour s'apprivoiser. Par petites touches, chacune laissant à l'autre la place et le temps pour tisser du lien. Joli lien noué main qui leur ressemble à toutes les deux.


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Lumière!

Décembre et janvier sont deux mois chargés chez les Petit Pois. Il y a quatre ans, nous sommes partis un premier janvier, un peu en catastrophe aux urgences. Grand pois arrivait le lendemain...

Anniversaire Louve

Les apparences sont trompeuses : ce gateau est un gateau au chocolat... Aprés avoir fait trois patisseries à Villefranche, pour trouver le dit gateau (au chocolat maman, je veux un gateau au chocolat pour mon anniversaire), en vain, nous sommes allées à super U ou la demoiselle a craqué pour un ... superbe gateau à la fraise. Constance de l'enfance...

22 janvier 2007

Je HAIS les plaques électriques!

D'accord, mon plat en terre préféré, celui qui a survécu à nombres de déménagements sans une égratignure n'avait rien à faire sur cette plaque, oui celle là, celle du fond à gauche que je n'utilise jamais, mais justement, vu que je ne l'utilise jamais... Donc ce qui m'enerve dans les plaques électriques, c'est que si tu te trompe et allume la mauvais endroit, il n'y a rien pour te permettre de t'en rendre compte, la lumière qui signale qu'une plaque est allumée n'indique pas laquelle et aucune flamme ne jaillit dessous ta casserole. Donc mauvaise plaque, plat en terre eclaté, odeur tenace dans la maison (non, je ne mets pas la ventilation pour faire cuire des pâtes), les fruits qui etaient dans le plat, cramés, et avec ça mes pâtes ne sont toujours pas cuites! Ajoute à ça que ce n'est jamais la bonne température, que ça met des plombes à baisser que ça reste chaud inutilement aprés.... Oui je HAIS les plaques électriques.

Les mots à Pois

Grand pois se mélange un poil les pinceaux dans son ardeur à parler, parler, parler... Les fleurs ont des pédales, quand on a mal aux oreilles, c'est parce qu'on a un herpès, Annette (dans les Alpes avec Annette, les zouzous, 13h) a son village qui "doline" doucement la montagne et leur père qui les gratte un peu trop.
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Dans la cuisine de la voisine de Pierrot, on bat le biquet, c'est le père de Lulu qui a retrouvé le chat de la mère Michel, quand au hibou, c'est du haut de son grand père qu'il réponds à compère le coucou, pour finir (celui ci à un an et je n'y résiste pas) le renard par l'odeur allait chez lui.
En direct live de ce matin, "Il ne faut surtout pas en dire de beaux mots, hein maman..." Ben non, ma chérie, juste des droles...

Et l'homme alors?

Mon jardinier....


img_2132Plus derrière son objectif que la pelle bêche, mon jardinier cultive tout à la fois la rhétorique et l'art subtil de la mauvaise foi (si si si...). Et de ses mains naissent des fruits magiques, bonheur, plaisir, projet et surtout amour et constance.
À nos amours mon jardinier.

Clic clac, Grand pois

Grand pois est lumière, c'est une évidence. Couleur, instinct, elle est animale, primale et tout à la fois fine et intelligente. Grand pois, grand amour de nous depuis quatre ans... Fort fort fort.


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On a dit photo?

Petit pois a deux ans, sur la photo, la première bougie est déjà souflée. Outre les considérations philosophiques sur le temps qui passe si viiiiiite, cette photo est d'une luminosité qui rend hommage à la personalité complexe de ma (encore un peu) toute petite. C'est parce qu'elle est ombrageuse qu'elle en est si lumineuse, ce sont ses orages qui font ressortir ses douceurs et ses couleurs. Tendresses mon insaisissable petite fille.


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21 janvier 2007

Abracadatruc!

Bon il parait que c'est facile comme tout de mettre des photos, faut il croire la rumeur?
Et hop



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Ma bouille...

26 novembre 2006

Elle l'a fait (si si...)

J'adore mes filles, je les trouve jolies, fines, espiègles... J'adore quand ma grande me demande ce que ça veut dire punir, j'adore la façon dont elle écorche certains mots....
Et quand elle me montre qu'elle n'est encore qu'unœe toute petite puce de pas 4 ans, j'adore aussi :
Au moment du dessert :
"Tu veux un dessert?"
"OUI!!!!!!!!!!!!!"
"Et bien tu dit quoi à papa et il te le donnera"
Un peu dubitative tout de même à son père :
"Quoi?"

23 novembre 2006

Le bonheur...

Vaste sujet, juste deux mots...
Je suis intimement convaincue que le bonheur est avant tout dans la capacité à le trouver dans ce qu'on vit tous les jours plutot qu'à le chercher ailleurs : toujours attendre, remettre à plus tard le temps du bonheur, quand on aura ce poste coinvoité, cela nous rendra heureux, quand on aura des enfants, un compagnon, une maison, fait ce grand voyage, alors là oui on sera heureux...
On en perd la faculté de créer le bonheur avec ce dont est fait chaque petite journée qui passe : des miettes d'éternité. Et je reste émerveillée de voir combien ceux qu'on pense moins armés pour le bonheur sont souvent ceux qui le sont le plus, cette maman d'handicapé, ce petit garçon qui n'entendra jamais, cet homme dont le regard si bleu n'a jamais vu la moindre couleur et à l'autre bout du monde des enfants noirs de crasse jouant avec deux bout de bois.
Et s'il y a des misères et des malheurs trop fort pour gouter au bonheur espérons qu'ils puissent être le creusé des grandes joies de demain.
Quoiqu'il en soit, en la Principauté Petit Pois, comme chez nos voisins, les raisons de se rendre malheureux sont bien souvent les mêmes qui font le bonheur de ceux qui cherchent à être heureux.

21 novembre 2006

Mon homme à moi

Parfois je me demande comment ça existe d'aimer si fort que ça. C'est vrai quoi même s'il en cumule un certain nombre, il n'a pas tous les atouts du prince charmant non plus, il est humain mon homme. Il râle, il laisse trainer ses chaussettes sales et ses trognons de pomme, il lui arrive de ronfler quand il est enrhumé, il a un caractère comment dire, hum, une forte personnalité, disons. Alors quoi?
Il n'est même pas millionnaire ou riche héritier, bon il fait de jolis bébés, soit, mais tout de même. Comment ça existe que je l'aime si fort? Il me drogue mon chocolat, il m'envoute quand je dors, il fait de la magie blanche...
On dit que l'amour ça ne dure que 2 ou 3 ans après c'est de l'attachement, de la tendresse, de l'habitude... Ben si ce n'est plus de l'amour, c'est rudement bien imité...
J'ai parfois des envies de l'appeller en plein travail, pas que je languisse, non, juste pour le plaisir d'entendre sa voix, bon c'est pas conseillé, se reférer au chapitre caractère. Si je vous dis qu'il me mot-douce très souvent, qu'il ne passe pas une nuit sans se blottir tout contre moi, que sa respiration, la nuit me rend poête... Si j'ajoute que je lui envoie parfois des petits mails pour lui dire deux mots doux alors même qu'il est dans le fauteuil à coté du mien, vous en pensez quoi?
Gravement atteinte, la Princesse, non?