18 mai 2007

Trois demoiselles...




















J'ai passé une semaine avec trois demoiselles... Leurs mamans partaient en stage la journée pendant que je m'en occupais dans le joli pays de Manosque.
Semaine intense et riche, on s'en doute! Combien j'aime cette petite enfance où le tout petit oscille encore entre bébé et petit enfant.
Elles m'ont tant appris en si peu de jours, tant conforté dans des convictions profondes sur lesquelles j'essaye de reposer mes actes.
Une qui est vraiment une évidence : ce n'est pas parce que les choses sont dures pour un enfant qu'il faut, même sous couvert de les rendre plus faciles, les amoindrir, les déguiser.
Oui c'est difficile de voir sa maman partir le matin, sachant qu'elle va être absente une longue, très longue journée, surtout quand on l'a habituellement (sa maman) à la maison et qu'on a aucune expérience de la longue séparation (parce que oui c'est long une journée).
Dire, c'est rien elle va revenir, ou faire "disparaitre" la maman quand l'enfant regarde ailleurs, ou encore prétendre qu'elle revient tout de suite, ça rime à quoi?
Certes il y a des larmes qui coulent quelques minutes, des coup de blues dans la journée, de la fatigue émotionnelle, certes il faut accepter d'acceuillir ces marques de manque. Il faut aussi reconnaitre que quoi qu'on fasse, quoi qu'on propose à l'enfant, on ne remplace pas la maman, on ne fait ni mieux, ni aussi bien mais bien différement, autre chose. Et accepter aussi que si cet enfant se laisse aller à "craquer" devant nous, c'est bien une marque de confiance et non de faiblesse. Entendre le "j'ai le droit d'avoir de la peine avec toi et je vois que tu le comprends" que crient les larmes de l'enfant. Accepter que parce que ces larmes ont droit de cité l'enfant peut s'abandonner à savourer le reste de la journée...

Et merci au deux mamans de cette marque de confiance absolue, celle de confier (comme il est beau ce mot), son enfant à une autre...

5 commentaires:

Pascale a dit…

Oho :-)
et merci à toi pour ta présence, auprès de nous, auprès d'elles ; merci de ton amitié qui m'a permis l'impensable : partir une semaine loin de chez moi sans pour autant laisser mon encore petite :-)
merci pour ton amitié, et ta générosité, malgré la fatigue et l'éloignement de ton foyer :-)
C'est vrai que tant de choses se sont jouées cette semaine-là... :-)

Princesse Petit Pois a dit…

Jouées, nouées, tissées...
j'ai appris d'elles trois si différentes, bien des choses sur moi et de vous... Deux autres manières d'être maman. À regarder les autres vivre de si prés (les toute petites et les mamans), j'ai compris finalement bien des choses sur moi, la maternité, mes limites, mes craquages... La maman parfaite n'existe pas, ni chez moi, ni chez les autres... La maman à l'écoute, oui, trois fois oui...

Pascale a dit…

tiens, il faudra qu'on en parle, de ce que tu as appris :-) ça m'aidera certainement les jours où je me sens si imparfaite, si à parfaire...

gros bisous

PS : ma princesse se régale des photos :-)

mamzelle yaya a dit…

jolie peinture !

priscille a dit…

Avec Pascale,dans la voiture,on était pas bien "fraîche"aprés vous avoir dit "à ce soir"...MAIS on savait que tu acceuillerais leur chagrin sans le minimiser.C'était trés important pour nous aussi.
Mais on savait aussi que la jounée c'était bien passée quand on voyait, à notre retour, leur grand sourire.
"Tant de choses ce sont tissées cette semaine-là"...à nous six cela fait un tissu de pleins de couleurs
Merci à ton petit pois d'avoir dû partager sa maman chaque jour...C'était pas facile pour elle non plus par moment.