01 novembre 2007

Ces deux là...


Ces deux là s'aiment depuis le tout premier regard, un certain jour d'hiver 2003. Mon si petit Grand pois avait quelques jours à peine et pourtant, plongeant toute entière dans le regard de la grande, la toute petite lui offrit en retour l'ardoise des siens, pour y écrire de mille craies leur histoire à toutes deux.


Quand, l'évidence s'imposait, nous lui avons proposé d'être sa marraine, nous n'étions pas si proches qu'aujourd'hui, presque amis, ce presque qui c'est envolé à la seconde ou elle a dit oui, après ce temps de réflexion qu'elle nous avait demandé.




Ces jours pour faire le tour de ce qu'elle voulait faire de ce lien que nous leur proposions de nouer, je lui en suis infiniment reconnaissante, avoir pris le temps de savoir si vraiment elle voulait, elle aussi plonger toute entière dans leur histoire est le tout premier des nombreux signes qu'elles ont tracé sur ce sentier qui court pas loin du notre, dans les herbes folles : leur histoire, à la notre liée et pourtant si différente.



Ces signes sur leur route, je ne les comprends pas, je n'essaye pas à dire vrai, c'est leur chemin de traverse, leur langage à elles, elles sont l'une pour l'autre force et tendresse, elles sont liées d'un sang né de leurs rires et leurs partages.
Je ne savais pas jusqu'à les voir, la main de l'une dans celle de l'autre, le chagrin de l'une noyé dans la tendresse de l'autre, les rires de l'une se gorgeant de ceux de l'autre, qu'un lien si fort puisse exister entre adulte et enfant, hors les liens familiaux. Je ne pensais pas, moi la mère que l'on a dit fusionnelle pouvoir confier cette vie toute entière qui pris chair de la mienne, à elle, passante dans les lumières de ma vie, ni qu'elles puissent si puissamment donner chair à leur relation.


Ces photos ne sont pas parfaites, dans la grimace de l'une, dans l'oeil qui cligne de l'autre, il y a mille et une de ces imperfections qui rendent la vie si vibrante. Ni l'une ni l'autre ne sont parfaites, chair et sang, doutes et espoirs, grande et petite personne, elles sont simplement, magnifiquement, humaines.
C'est cette imperfection, cet élan qui les portent toutes deux que je voudrais, si elle le veut encore, tant sa vie nouvelle est éloignée de celle ou elle avait dit oui, c'est cette femme là que je voudrais voir prendre place au coté de mes filles, si l'indicible un jour arrive.

3 commentaires:

Lysalys a dit…

Un bien joli lien qui transparait sur toutes ces photos, un lien qui existe aussi grâce à toi qui a su comprendre qu'aimer ne se divise pas... Une belle histoire à tout point de vue.

Sicile a dit…

je profite de ce billet pour t'inviter à participer à cette "chaîne": http://imocarpe.info/blog/?p=174
et Joyeux Noël à toutes la famille PtiPois! ;) Gros bisous!

Princesse Petit Pois a dit…

Merci Lysalys, et Sicile, si j'arrive à trouver le temps, j'ai la journée de Noël en feuilleton...